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Merci à Diane Rabouin, auteure Partenaire de Mille et une pages LM, pour m'avoir donné l'opportunité de lire cette trilogie en service de presse.

Note aux lecteurs : Cette trilogie, représente une même histoire dans chacun des tomes, mais différemment, telle qu’elle a été vécue par ces trois personnes, soient : Bénita (fille d’Alban), Clément (fils naturel de Bénita) et Alban (père de Bénita et grand-père de Clément).

-Trilogie, Bénita-Clément-Alban. Diane Rabouin

-Les Éditions de l’Apothéose

-Bénita, 140 pages

-Clément, 154 pages

-Alban, 174 pages

-Roman, québecois, auteure partenaire

Note aux lecteurs : Cette trilogie, représente une même histoire dans chacun des tomes, mais différemment, telle qu’elle a été vécue par ces trois personnes, soient : Bénita (fille d’Alban), Clément (fils naturel de Bénita) et Alban (père de Bénita et grand-père de Clément).

 

Le commentaire de Lynda:

Bénita:

Premier tome de cette trilogie, ce livre est touchant et est venu me chercher. Je tourne les pages et j’ai mal, mal pour Bénita, cette petite fille qui deviendra femme au fil des pages.

On a envie de la prendre dans nos bras, de la serrer contre nous, de la consoler, de la délivrer des souffrances qui lui sont infligées.

D’abord par sa grand-mère, qui la torture littéralement, l’excision, cette torture infligée aux jeunes filles. Puis les viols à répétition, par les jeunes hommes et hommes qui l’entourent, son cousin, son père, d’autres cousins, et au travers tout ça toujours la grand-mère méchante, qui la déteste, la rendant responsable de la mort de sa fille, lors de l’accouchement.

Malheureusement, ce livre, dont l’auteure a volontairement omis de mentionner un pays, et je crois en connaître la raison. Des Bénita, il y a en a partout à travers le monde, dans tous les pays, peu importe les peuples, race, religion, il y a toujours une petite fille qui pourrait s’appeller Bénita, qui pourrait être Bénita.

Oui c’est un roman, mais c’est surtout et avant tout, le reflet d’une situation envers les jeunes filles et les femmes à travers le monde.

Un roman, que je me souviendrai longtemps, un petit roman qui m’a vraiment marqué.

 

Clément:

Deuxième tome de la trilogie, Clément est le fils de Bénita, fruit d’un des nombreux viols, dont a été victime Bénita. Adopté non officiellement par Rosa et par Rassim. Clément qui a passé son enfance dans un camps de refugié, n’aspira qu’à une seule chose, voir le monde, la liberté, la vie en dehors du camp.

J’aime la plume de Diane Rabouin, elle nous fait vivre à travers ses romans qui se passent à l’autre bout du monde, des situations, des émotions qui pourraient se vivre n’importe où dans le monde. Çà pourrait être chez vous, chez nous, chez le voisin. Même si tout ceci se passe ‘’ailleurs’’ nous voyons tout autour de nous des gens vivre cette situation.

La douleur de perdre un être cher, comme Clément la vivra à la mort de sa mère, est émouvante, une douleur qui nous fait mal même si ce n’est pas à nous que ça arrive. Et ce tome se termine sur la découverte de l’indentité du père, encore une fois une situation que nombre de familles même ici au Québec ont connus dans les années 30-40 et 50. Ce n’était pas rare cette situation…

 

Alban :

Troisième et dernier tome de la trilogie, Alban. Que dire d’Alban, tout d’abord qu’il est le père de Bénita.

Après la lecture du 3e tome, je comprends mieux certaines choses, du moins je comprends un peu mieux le comportement d’Alban, son attitude.

C’est à croire qu’Alban a été maudit dès sa naissance, rien de facile ne lui arrive. Il parvient tout de même à fréquenter l’école et à faire certaines études avec l’aide de son ami Victor.

Avec la naissance de leurs deuxième enfant, qui est Bénita, Alban perd l’amour de sa vie, ce qui déclenche à mon avis, sa descente aux enfers. Remarier, avec un mégère que j’ai détesté tout de suite, une marâtre pour la pauvre Benita, une sans coeur, et Alban, et bien il est pris avec, et se doit de rester avec elle.

Comme les 2 autres tomes, celui-ci aussi est dure, comment réagir quand on revient de l’université et que l’on retrouve sa famille entière qui a été décapitée.

Dans un pays ravagé par les émeutes civiles, comment survivre, comment ne pas devenir complètement fou, ou est-ce que Alban a encore toute sa tête? Je ne sais pas, se sera à vous de juger!

 

En bref:

Chacun des tomes de cette trilogie, raconte la même histoire, mais vécu par trois personnes différentes, selon le point de vue de ces trois personnes. C’est un récit qui se passe à quelque part sur la planète, mais c’est une histoire qui pourrait se passer chez votre voisin d’à côté.

Diane Rabouin, a trouvé les mots pour me toucher, pour m’émouvoir, et pour me choquer face aux comportements de certaines personnes. Des histoires courtes, des mots simples, mais une histoire et des mots qui en disent beaucoup.

 

Résumé:

Bénita:

Un peu sous la ligne équatoriale, scindant le monde en deux, germe la vie. Bénita surgit d’entre les anges, lente, chétive,
vulnérable dans son monde largement tourmenté. Ce récit relate les traditions, les modes d’éducation, les conflits politiques,
les croyances religieuses qui forment un canevas véridique, un canevas souvent cru et austère. Le tissage qui remplit ce canevas,
bien qu’inspiré de faits authentiques, fut modelé par mon imagination. Bénita porte le lecteur à travers les méandres de sa vie,
à mi-chemin entre deux pôles, entre l’amour et la haine, entre l’horreur et la soumission. À travers ses yeux, dans la fragilité de sa tête,
se déroule la trame sociale de tout un peuple, et le drame social aussi. Bénita existe vraiment en chair et en os, n’en doutez pas!
Elle vit peut-être dans votre quartier en ce moment même
.

 

Clément:

Sans racines sous nos semelles, nos pas nous détournent de notre destinée et parfois nous égarent.

Dans ce récit, vous suivrez les pas de Clément, le fils naturel de Bénita.
Des pas qui le sortent de son monde d’enfance, ce camp de réfugiés qui l’a vu naître.
Des pas qui talonnent ceux de son père, dans les champs, les plateaux, la terre des lions.
Des pas qui honorent ceux de sa mère adoptive Rosa.
Et à travers, les pires fléaux que la nature lui inflige, ces mêmes pas le guident vers ses racines profondes.
Sans communion avec ses racines primales, sa destinée lui semble hasardeuse.
Avant que ses pas ne l’égarent, il partira ailleurs, cet ailleurs nécessaire à son équilib
re.

 

Alban

À travers ce récit, les douleurs profondes de ce patriarche se révèlent.

Cet enfant devenu homme, devenu père, devenu expatrié laisse difficilement la souffrance émerger de son être.

En plongeant dans les entrailles de son parcours, dans les remous de sa sensibilité, ses tiraillements intérieurs se précisent, se démaquillent.

Par lui, la boucle se noue sur cette trilogie ficelée de rebondissements, garrottée de pincements au cœur.

Par lui, les maux de Bénita, les racines de Clément, et son invisible souffrance personnelle se rallient pour poser un point final à ce pan de vie.

Un pan de vie long et ardu pour tous

Tag(s) : #QUÉBECOIS, #ROMAN, #AUTEURE-PARTENAIRE