Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

*Je remercie Hachette Canada qui m'a envoyé pour le service presse cet excellent roman publié aux éditions Le livre de poche*

-Métro 2033
-Dmitry Glukhovsky
-Éditions Le livre de poche – 2017, distribué par Hachette Canada
-864 pages
-Roman science-fiction, post-apocalyptique, Russie, survie, dystopie, société, holocauste, guerre

Le commentaire de Martine :
Je vous présente une majestueuse quête épique dans un monde chthonien.
Moscou, 2033 : c'est une génération depuis qu'une guerre atomique, un cataclysme a anéanti l'écrasante majorité de la population de la planète. Quelques milliers de survivants se blottissent dans le vaste réseau de gares et de tunnels qui composent le métro de la ville, les vestiges de l'humanité ayant subi des fractures. Ils vivent en groupes tribaux, se sont définis par ethnie, idéologie ou croyance. Ces communautés fragiles, que chacune contrôle qu'une poignée de stations abandonnées, tout en gardant constamment à l'esprit les menaces plus sinistres, qui maintenant se cachent dans l'obscurité souterraine. Seules quelques âmes hardies, les «harceleurs» osent s'aventurer au-dessus du sol, où elles courent le risque de rencontrer les habitants mutés de la métropole en ruine. Artyom a grandi à VDNKh, aux confins du métro habité, c'est une station qui est sur le point d'être envahie par les «sombres» qui habitent à la surface. Un jour, il rencontre un des harceleurs itinérants, nommé Hunter, qui cherche à apprendre davantage sur ces créatures et leurs intentions. Établissant avec Artyom, une confiance, il lui confie une mission : transmettre un message vital à la légendaire Polis, au cœur même du métro, ce message peut bien s'avérer vital pour la survie de ce qui reste de l'humanité.
Avec son arrière-plan d'Armageddon nucléaire et sa concentration ardue sur les réalités quotidiennes de la survie dans ce qui est un refuge, cette histoire évoque, pour la lectrice "occidentale" que je suis, les films d'action et les romans graphiques des années 80. Dmitry Glukhovsky réussit admirablement à dépeindre un monde claustrophobe dans lequel les humains jouissant d'une existence précaire en élevant du bétail "des rats" et des champignons sur leurs propres déchets. Ces malheureux survivants de la guerre sont si habitués à vivre dans l'éblouissement de l'éclairage d'urgence rouge qu'ils font face à une cécité permanente s'ils sont pris à la surface en plein jour.
Cependant, la principale menace pour les habitants du métro, n'est pas la famine, ni même la violence physique, mais quelque chose d'intangible, indescriptible et essentiellement de nature psychologique. Métro 2033 est sans cesse sombre dans son image, sombre de l'effondrement physique et moral de l'humanité post-apocalyptique, avec peu d'humour noir ou la morsure satirique qui anime souvent les contes. Plusieurs survivants de la catastrophe vont plus loin, divaguant que l'état déchu de l'humanité est une punition pour sa poursuite hautaine de l'innovation technologique. Cette croyance est mise en évidence par le grand-prêtre d'une secte de cannibales dégénérés qu'Artyom rencontre dans son voyage au travers le métro.
Dmitry Glukhovsky parvient à créer un cadre post-apocalyptique détaillé, crédible et atmosphérique, sinon exceptionnellement original. Par conséquent, il ne devrait pas être trop surprenant qu'il ait déjà vendu 400 000 exemplaires et que la suite ait été le best-seller russe fiction titre en 2009. Bientôt, il publie Métro 2035 qui sera sur les tablettes le 27 mars 2017. Ce roman a même donné naissance à deux jeux vidéo à succès. L'univers est riche, et nous le découvrons en même temps qu'Artyom.
Nous nous promenons dans le noir, découvrons ce qu'est le monde aujourd'hui, les dangers psychiques, les mutants, les démons qui se promènent sans que l'on sache pourquoi, dans le métro.
Sommes-nous dans une uchronie, un univers parallèle ?
Après tout,  qui ne s'est jamais demandé,  ce qu'il y avait au bout des couloirs sombres ?



Résumé :
2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruosités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie.
Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d'une menace obscure... mais aussi à se découvrir lui-même à travers des rencontres inattendues.
Un thriller fantastique inoubliable, traduit dans une vingtaine de langues, qui s'est vendu à 1,5 million d'exemplaires et a été adapté en jeux vidéo (Metro 2033 et Metro : Last Light).

Tout simplement excellent !
L’Écran fantastique.

Un roman de SF post-apocalyptique efficace et intelligent.
Bifrost.

Tag(s) : #SCIENCE-FICTION, #DYSTOPIE, #GUERRE, #HOLOCAUSTE

Partager cet article

Repost 0