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-On m'appelle encore ''Madame la juge''

-Nicole Gibeault

-Éditions Stanké

-152 pages

-Biographie, vécu, québécois

*Merci aux Éditions Stanké ainsi qu'à Véronique Déry, pour m'avoir donné l'opportunité de lire ce livre en service de presse*

 

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Le commentaire de Lynda :

Tout d'abord, je me dois de dire que ce livre est une merveilleuse petite surprise. À prime abord, je m'attendais à lire un livre un peu sérieux sur le cheminement de cette femme devenue juge. En plus, que je n'avais pas réalisé que Nicole Gibeault fait partie de Salut Bonjour comme chroniqueuse juridique.
Ceci étant dit, j'ai eu un réel grand plaisir à lire ce livre. Écrit en toute simplicité, drôle par moment, et une preuve que l'on peut toujours aller au bout de ses rêves quand on le veut vraiment.
Nicole Gibeault, nous parle d'abord de son enfance, petite fille bien ordinaire, qui aimait un peu contrer les règles établies, surtout à l'école. Elle m'a bien fait rire avec son histoire d'uniforme, parce que je crois que nous avons toutes fait ce qu'elle faisait.
Et puis c'est l'ascension, d'étudiante à avocate et puis finalement juge. Oui, une des rares femmes juge dans cette région et dans ces années.
Mais elle réussie, elle atteint son objectif.
Des petites anecdotes tout au long de ses années de juge, et je vous mets au défi, de ne pas éclater de rire en lisant quelques-unes des anecdotes.
Et puis un revirement, elle a envie d'un nouveau défi, et elle se transpose du côté des journalistes, chroniqueuse judiciaire, elle terminera d'ailleurs son récit avec l'affaire tellement médiatisée, de Guy Turcotte.
J'ai adoré son écriture, un sujet sérieux qui nous en apprend un peu sur les procédés judiciaires à la cour, mais tout au long de son livre, des petites anecdotes remplies d'humour, qui mettent un petit côté très amusant sur ce récit.
Bravo Nicole Gibeault, pour avoir su en tant que femme, se tailler une place de choix dans un milieu, majoritairement masculin. On ne peut qu'essayer de suivre votre exemple !

 

 

Résumé :

NICOLE GIBEAULT vient d'une grande lignée : elle est la petite-fille d'Alexis Caron, ancien maire de Hull et député provincial et fédéral pendant plus de seize ans, et la nièce de Pierre Caron, qui a succédé à son propre père à titre de député jusqu'en 1968. Son grand-oncle, l'honorable François Caron, a présidé la commission portant son nom chargée de faire la lumière sur la moralité dans l'administration municipale de Montréal dans les années 1950. Quant à sa mère, Marie Caron-Gibeault, femme au parcours professionnel exceptionnel et féministe convaincue, elle a été avocate et militante libérale, et fut très impliquée politiquement et socialement ici et à l'étranger. 

Toute carrière, quelle qu'elle soit, est un reflet de la vie d'une personne qui traîne avec elle son bagage, ses racines et les influences de son milieu. C'est probablement pour cela qu'en 1991, à trente-sept ans, Nicole Gibeault a été la première femme nommée juge en Outaouais. Elle a siégé à la Cour du Québec pendant vingt-trois ans. Depuis qu'elle a raccroché sa toge, elle est chroniqueuse judiciaire dans les médias, entre autres à TVA, à LCN et au 98,5 FM. On m'appelle encore « Madame la juge », c'est le parcours peu banal d'une femme de tête qui a beaucoup à raconter. Si elle écrit ce livre maintenant, c'est pour pouvoir revivre au ralenti une carrière qui a passé trop vite. En tant que juge, elle avait un devoir de réserve, désormais elle peut enfin s'exprimer, et elle le fait bien.

Tag(s) : #BIOGRAPHIE, #VÉCU, #QUÉBÉCOIS, #TRIBUNAUX