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-L'homme-canon

-Judy Quinn

-Leméac Éditeur

-224 pages

-Maladie, famille, québécois

 

*Merci à Leméac Éditeur, spécialement à Marc Olivier pour m'avoir donné l'opportunité de lire ce livre en service de presse*

LEMÉAC ÉDITEUR: ICI

Le commentaire de Lynda :

Coup de cœur pour ce roman de Judy Quinn. Une histoire pas très drôle, mais que j'ai trouvé touchante et très émouvante.
Lui c'est le vendeur d'assurance, c'est le père et le grand-père, le mari de Rachel, qui mène une vie ordinaire, tranquille, mais qui est un peu, beaucoup, porté sur la bouteille.
Jusqu'au jour où la chance tourne, et qu'il gagne à la loterie. Que fera-t-il de cet argent ?
Mais la chance a-t-elle vraiment tourné, pas si certaine, le destin a décidé de s'en mêler, et pas de la façon qui est le mieux pour lui!
Atteint d'une encéphalite, c'est le début d'une longue descente pour lui. Hémorragie cérébrale, encéphalite, délirium causé par une surconsommation de boisson dans sa vie.
Sa fille, qu'il a toujours surnommée sa ''fistoune'', quel surnom n'est-ce pas ? C'est par elle que nous suivons tout ça, les souvenirs, les bons et les moins bons. Les journées où il est là, et les journées où il n'y est pas. Les séquelles sont lourdes, et on craint le pire. Mais comme on dit, ce n'était pas son heure, même s'il est diminué, il s'accroche à la vie.
Que d'émotions pour moi ce livre, avec sa fille, on fait de petits voyages dans le passé et on revient dans le présent, mais Judy Quinn, vient nous chercher avec le personnage de ce père, le personnage central de ce roman, un personnage un peu rustre, mais qui semble tellement aimé ces enfants. Avec des mots qui touchent le cœur, et la détresse des enfants devant celui qui ne les reconnaît plus, les décisions à prendre pour cette famille qui doivent avant tout penser à ''lui''. Je ne peux que vous conseiller ce tout petit roman, moi, il a fait chavirer mon cœur, et je suis certaine qu'il fera de même avec le vôtre ! Une auteure que je découvre et que je vais chercher à découvrir davantage !

 

Résumé :

Quand son père, imparable vendeur d’assurance, annonce qu’il a gagné deux millions à la loterie, sa fille, qu’il appelle affectueusement « fistoune », sent que s’ouvre devant elle une fente dans le réel. Fantasque, original, alcoolique, anticonformiste mais aussi tout bonnement honnête, doté d’un sens farouche de la liberté, ce père va dérouler sous les yeux de sa fille une partie de sa nouvelle vie.

Mais la chance tourne et une encéphalite grave déjoue tous les plans d’avenir, maladie qui a parfois des airs de démence. À travers de pénibles hospitalisations dont l’évocation nous vaut de forts moments d’écriture – et du père et de sa fille –, cet homme hors du commun qui a déjà entrepris de traverser le fleuve à la nage sous le pont Pierre-Laporte et qui semble ne jamais devoir mourir, qui ressuscite même à la consternation des médecins qui l’avaient vu décliner rapidement, aura profondément marqué l’imaginaire de sa fille.


Ce qui distingue ce roman, c’est le regard que « fistoune » porte sur les agissements de son père. Au lieu de faire une évocation de sa destinée de père irrespectueux, elle s’engage dans une lecture de ses propres réactions face à cet homme unique que la félicité du hasard vient de combler. Car elle a su développer les outils pour traverser l’opacité nouvelle de la réalité paternelle emportée par cette manne soudaine, et bientôt emportée dans l’enfer de la maladie.


Cette troisième œuvre en prose, nourrie d’un matériau biographique certain qui classe le roman au registre des histoires incroyables mais vraies, confirme un univers personnel et une voix singulière qui s’impose à travers sa génération.

Tag(s) : #MALADIE, #FAMILLE, #QUÉBÉCOIS