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-Le confort de l'autruche

-Martine Magnin

-Édition Fauves

-196 pages

-Récit, maltraitance, déni

*Merci à Marika Daurès pour ce service de presse*

*Éditions Fauves*

*Amazon FR***Amazon CA*

*Marika Communications*

Le commentaire de Lynda :

Un enfant qui souffre de maltraitance, est une des pires choses de notre société, mais ce qui est encore pire c'est que le parent, dans ce cas-ci la mère, fait comme si de rien était, joue vraiment à l'autruche pour ne pas voir, pour ne pas à devoir intervenir, ce qu'elle ne voit pas n'existe pas, donc...
Jenny est cette petite fille, qui a subi la maltraitance sexuelle, une violence qu'elle a dû supporter de nombreuses années. Mais ce qui nous frappe vraiment, c'est la non-implication de la mère, n'est-ce pas le rôle des parents de protéger les enfants, de préserver leur innocence.
Martine Magnin ne s'attarde pas sur la violence subie par Jenny, ni sur son bourreau. Elle s'attarde surtout sur le comportement de la mère, et de l'entourage immédiat. Elle nous décrit cette attitude familiale malsaine qui entoure Jenny.
Que vous dire sur cette lecture, elle fait mal, elle ébranle, l'auteure atteint directement notre cœur et nous pousse vers des interrogations personnelles, mais aussi envers la société.
C'est une lecture pas très facile à lire, l'auteure, de par ses mots, nous fait vivre la détresse de Jenny, la souffrance qu'elle ressent face à tout ça.
Une lecture coup de poing face à notre société qui a souvent tendance à faire comme la mère de Jenny, et jouer à l'autruche.

 

 

Résumé :

« Tu sais, Jenny, derrière ces murs, on enferme les petites filles qui parlent trop. »

Petite fille docile et sensible, Jenny passe les sept premières années de sa vie dans le mensonge et la douleur. Elle survit, et raconte avec courage et détermination la maltraitance sexuelle et le déni familial. Le ton, sobre et pudique, est celui d’une violence rentrée et maîtrisée sous forme d’interrogations quant au rôle d’une mère.

Plutôt que de se concentrer sur les agissements du prédateur et d’accuser, Le confort de l’autruche dénonce avant tout le comportement des proches, mère et grand-mère, engluées dans leurs mensonges, leur passivité et leur confort organisé. Toute la particularité de ce texte se situe dans l’évocation d’une tacite malfaisance familiale et affective.

Tag(s) : #RÉCIT, #MALTRAITANCE, #DÉNI