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-Et fuir encore
-Rossel Vien
-Les Éditions du blé, 2020
-186 pages
-Nouvelle, réédition, homosexualité, religion, amitié, esprit


*Je tiens à remercier les Éditions du blé pour ce service de presse*

*Les Éditions du Blé*

Le commentaire de Martine :
Je n’arrive pas à comprendre pourquoi je ne connaissais pas ce nom d’auteur. Pourtant, Rossel Vien est québécois, c’est quand je lis ses nouvelles que je vois la belle plume de Rossel Vien, que je réalise que j’ai encore des découvertes littéraires à faire.
Dans ce recueil, on a sept nouvelles, certaines ont attiré mon attention comme : Les aveugles de Matamoros, Le frère laid, Mario, le juge et surtout mon cœur reste marqué par la nouvelle finale : Et fuir encore. Certains personnages sont marquants comme Oriel, Le frère laid qui boite, le fantôme de Mario, Marcel, etc.
Un recueil bien vivant, qui relate un peu de l’histoire, Rossel Vien a un style d’écriture qui lui est propre et qui demande à être connu, un auteur qui mérite sa place dans la littérature canadienne et québécoise. Je vous invite à découvrir cette plume moderne.


Résumé :
Fils natif, oublié, du Québec et fils adoptif, méconnu, du Manitoba où il a vécu sa vie d’adulte, Rossel Vien a fait une entrée remarquée en histoire et en littérature. En 1955, il fait paraître Histoire de Roberval, coeur du lac Saint-Jean, qui préfigure une conception moderne de l’essai historique, saluée par nul autre que Lionel Groulx.
En 1960, il publie, dans les Écrits du Canada français, un récit autobiographique « Un homme de trente ans » sous le pseudonyme de Gilles Delaunière, car le sujet homosexuel du texte, à une époque où la Révolution tranquille n’a pas encore balayé la vieille moralité, semble nécessiter l’anonymat. Le récit est applaudi par Gilles Marcotte et Gérald Godin.
En 1972, toujours sous pseudonyme, Vien publie son premier recueil de nouvelles, Et fuir encore, chez Hurtubise dans la collection L’arbre qui a accueilli Anne Hébert, Gabrielle Roy, Jacques Ferron, Yves Thériault… Une fois de plus, la critique s’exclame. Réginald Martel estime que ces nouvelles « sont parmi les meilleures qui s’écrivent ici » ; Roger Duhamel qualifie l’auteur d’« écrivain authentique, déjà sûr de ses moyens ».
Cette réédition de Et fuir encore devrait réhabiliter la mémoire et l’oeuvre de Rossel Vien et rappeler, s’il est besoin, que l’auteur peut être reconnu comme un précurseur de l’essai historique moderne et tenu pour un des pionniers de l’écriture homosexuelle au Québec.

Tag(s) : #NOUVELLES, #RÉ-ÉDITION, #HOMOSEXUALITÉ, #RELIGION, #AMITIÉ, #ESPRIT