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*Merci aux éditions Au diable Vauvert de m'avoir donné l’opportunité de lire ce livre en lecture de presse*

 

-Pourvu qu'il soit de bonne humeur

-Serraj Loubna

-Éditions Au diable Vauvert

-342 pages

-Roman dramatique, violences conjugales, colonisation

 

*Les Éditions Au Diable Vauvert*

*Amazon FR***Amazon CA*

Le commentaire de Cathy :

Cette histoire que nous propose l'auteure se passe dans les années 50, malgré les décennies qui nous séparent de cette époque, le sujet qui est abordé reste malheureusement d'actualité.
Maya vit au Maroc, âgée de 15 ans, elle est contrainte d'épouser un homme qu'elle ne connaît pas, dès la nuit de noces, il va la violenter.
Sa vie de femme ne va être que violence, heureusement qu'il n'a aucune façon de lui ôter sa liberté de penser et de rêver.
Le soir, lorsqu'il rentre elle n'espère qu'une seule chose "pourvu qu'il soit de bonne humeur".
En 2019, Lilya, commence à faire des rêves qui vont profondément la bouleverser, au fil de ses recherches, elle va découvrir que ce qui lui arrive à un lien avec sa grand-mère.
Cette histoire m'a bouleversée, j'ai apprécié la construction de ce roman, entre le passé et le présent nous découvrons l'histoire de ses deux femmes.
Serraj Loubna nous propose un récit émouvant, j'ai été troublée par la façon d'être de Maya envers ses enfants, après réflexion, je ne sais pas comment j'aurais réagi si j'avais vécu les mêmes choses.
C'est un roman plein d'émotion, c'est justement écrit, sans fioritures, j'ai passé un bon moment de lecture malgré la thématique difficile qui ne peut pas laisser indifférent.

 

Résumé :

À quinze ans dans le Maroc des années 1950, Maya est mariée à un homme qui la violera chaque soir. D’abord inaudible, son murmure Pourvu qu’il soit de bonne humeur deviendra son mantra.

Comment être libre quand l’idée même de liberté ne peut s’envisager ? Résister dans une guerre où les bruits des armes sont ceux de l’intimité, de clés tournant dans une serrure ou de pas approchant doucement ?

Quand, malgré le silence familial, la mémoire du viol conjugal se transmet d’une génération de femme à l’autre, c’est la peur qui s’insinue dans les couloirs du temps.

Tag(s) : #VIOLENCES CONJUGALES, #COLONISATION, #ROMAN DRAMATIQUE