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*Merci à Librinova pour cette merveilleuse lecture en service de presse*
-Les vitrines de ma mère
-Mireille Bordet
-Librinova
-180 pages
-Biographie, famille, travail, enfance
Le commentaire de Carole :
Cette biographie est intéressante à lire, bien que nous ne connaissions pas la personne citée. L'auteure est une psychologue qui nous décrit son enfance et sa relation avec sa mère. Son père, un nomade dans l'âme, est décrit comme un homme qui obéit à sa femme. Il aime travailler dans son jardin et consommer de l'alcool de manière quelque peu excessive. Sa femme est du genre sédentaire. Élevée, par une mère qui ne l'appréciait pas, elle a tendance à répéter le même scénario avec sa fille. Elle aurait voulu reprendre le magasin de sabots de son père, mais il n'a pas voulu. C'est alors qu'avec sa grande détermination, elle a ouvert son magasin de souliers. Elle prenait un soin particulier de bien présenter les souliers dans la vitrine de son magasin. Cette femme travaillait sans arrêt. Son temps était divisé entre son travail de marchand forain et son magasin. Elle était fière de ce qu'elle accomplissait. Son objectif était que chaque personne pénétrant dans son magasin en ressortait avec une paire de chaussures. Le même scénario se répétait quand elle endossait son rôle de marchand forain. Ça m'a rappelé des souvenirs quand elle parle du petit banc que les vendeurs utilisaient pour nous faire essayer les souliers. L'auteur nous explique en détail le métier de marchand forain qui peut nous paraître simple, mais qui demande beaucoup de temps et d'effort. De ce que j'ai compris, ça ressemble à ce qu'on appelle aujourd'hui les marchés aux puces. En résumé, cette femme a brillamment réussi sa carrière professionnelle. Là où il m'a semblé qu'elle a failli, c'est dans sa vie de famille. Ce roman biographique nous démontre la façon dont les vendeurs de souliers nous accueillaient à cette époque. Un petit roman biographique facile à lire et qui nous instruit entre autres sur le travail de marchand forain.
Résumé :
France, années vingt. Une femme – puissante, complexe, excessive dans sa volonté de réussite – traverse ces années « glorieuses » qui furent pour elle un long labeur.
Sa fille la met en lumière comme un photographe retrouvant de précieux négatifs oubliés : sa mère dans son magasin, sa mère au volant, sa mère en conversation avec Dieu, sa mère et l’argent, sa mère et la sexualité – une mère dans tous ses états.
On oscille entre la vision de l’enfant abandonnée et celle de l’auteure qui, des années plus tard, rend hommage à une mère comme beaucoup d’autres de ces années-là – et peut-être d’aujourd’hui.
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