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*Je tiens à remercier Les Éditions Workshop pour ce service de presse*
-Les clochards de Ville-Marie
-Alain Thibodeau
-Les Éditions Dreams Workshop
-224 pages
-Thriller, suspense psychologique, roman noir
Le commentaire de Martine : ♥ Coup de cœur ♥
Je remercie les Éditions Dreams Workshop de leur confiance et de l'opportunité qu'ils nous donnent pour lire en avant-première le nouveau roman d'Alain Thibodeau, Les clochards de Ville-Marie. Un roman noir, alliant suspense et mystères. Clément St-Amour est un jeune homme atypique qui travaille au Magasin de Bellefeuille avec Mlle Pierrette, à la boutique de celle-ci. Il y a dans son cercle aussi son amie Véronique. Son amie a un grand cœur, elle sert la soupe populaire aux sans-abris dans sa roulotte. Clément est un homme naïf et candide qui a choisi de vivre dans une ville très active, Montréal. Mais il découvre un endroit “rough”, décoloré et perturbant, où la marginalité se faufile dans les rues, tandis que le ressentiment qui habite les êtres humains est la tristesse, la quête de sens et surtout, la vérité difficile à voir en face.
On comprend mieux le personnage de Clément St-Amour, quand il était enfant, qui malgré son nom de famille, était en manque, au sein de son vécu d'enfance et d'adolescence dans le pensionnat de son oncle. C'est pourquoi les itinérants qu'ils rencontrent dans la rue, sont pour lui ce qui provoque le rappel des traumatismes de son enfance et de sa jeunesse. Un jour, l'épiphanie se présente à lui par l'entremise d'un billet de loterie qui lui permet de se mettre en poche le gros lot. À partir de ce moment, Clément voit cela comme un message divin. Comme Véronique, son amie, est investie d'une mission auprès des gens de la rue en leur servant la soupe. Comme il est investi lui aussi d'une mission, c'est dans ses discussions avec Dieu qu'il trouve un sens à sa vie. Depuis quelques jours, les sans-abris disparaissent, les rues sont silencieuses. Qu'est-ce qui se passe-t-il au sein du quartier ?
Alain Thibodeau nous offre un roman qui surprend, qui stimule notre sens de l'analyse tout en nous déstabilisant. La lecture de ce roman peut être déroutante, mêlante et chamboulante. La plume de l'auteur se lit bien, les personnages sont attachants, intelligents et marquants. Quelques éléments sont drôles dans ce récit, ce qui nous démontre la plume poétique que possède l'auteur. Il maintient très bien le rythme, l'intrigue est soutenue et bien digérée. Alain Thibodeau a choisi un sujet de l'actualité, puisque présentement ce problème de la société contemporaine qui laisse tout submerger par le même genre de problème.
Résumé :
Clément n’est pas un héros ordinaire. Habité d’un étrange complexe du Messie, il erre dans les rues de Montréal à la recherche d’une mission qui pourrait enfin donner un sens à sa vie. Véronique, elle, distribue des bols de soupe chaude dans un centre communautaire tout en puisant son réconfort dans les romans. Deux âmes cabossées, deux trajectoires qui se croisent… puis se ratent. Un rendez-vous manqué, en apparence banal, mais qui déclenche une suite d’événements aussi troublants qu’inexorables.
Lorsque Clément remporte un milliard de dollars à la loterie, il voit dans cette fortune l’occasion rêvée de « sauver le monde ». Mais sauver qui, et comment, dans une ville où les clochards disparaissent les uns après les autres ? Tandis que Véronique enquête sur ces disparitions inquiétantes, un troisième personnage s’impose lentement : un ancien pensionnat catholique, planté au sommet du mont Royal, qui veille sur la ville comme une ombre figée, écho d’un passé encore bien vivant…
À mi-chemin entre la satire sociale, le drame psychologique et une fable gothique urbaine, Les Clochards de Ville-Marie refuse les étiquettes faciles. Tantôt poignant, tantôt grinçant, ce roman s’empare des codes du roman noir pour mieux révéler les zones grises de notre société. Alain Thibodeau y déploie une plume acérée et singulière, teintée d’humour noir et de lucidité, pour offrir un regard percutant — et résolument original — sur l’itinérance, la foi, la folie ordinaire et l’hypocrisie sociale.
Ce n’est pas un roman qui vous caresse dans le sens du poil. C’est un livre qui vous bouscule, qui gratte là où ça fait mal, tout en vous prenant par la main pour vous montrer, avec tendresse et cruauté mêlées, le visage caché de Ville-Marie. Montréal y devient une scène de théâtre grinçante, un bal masqué où chacun — qu’il soit riche ou pauvre, croyant ou cynique — joue son rôle avec plus ou moins de conscience.
Un roman hors norme, hors case, qui séduira les lecteurs avides d’univers sombres et de récits à la fois dérangeants et profondément humains.
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