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*Je tiens à remercier les Éditions de La Presse du Groupe Fides pour ce service de presse*
-Le sexe du pouvoir : Politique au féminin
-Jocelyne Richer
-Les Éditions de La Presse
-360 pages
-Essai, politique, sciences humaines, sciences sociales, sociologie des genres
Le commentaire de Martine :
Aujourd'hui, la place de la femme dans la politique québécoise est encore complexe, difficile ; il y a encore une énorme marche entre les hommes et les femmes. Dans cet essai, Jocelyne Richer a documenté le programme Pouvoir Féminin dans les coulisses du pouvoir. En menant une enquête auprès de femmes-élues et des ex-élues, issues de tous les partis, de différents groupes d'âge, d'ethnies, derrière un rideau de parité et/ou disparité entre les hommes et les femmes, sont encore présentes au sein du monde politique du Québec. La correspondante parlementaire Jocelyne Richer démontre, dans son essai littéraire, que la réalité de l'univers politique, c'est que « dans ce monde d'hommes, fait pour les hommes, par les hommes », la femme n'a qu'une petite place, ce qui n'est pas égal à celle qu'occupent les hommes.
En 1961, la première femme élue au sein de l'Assemblée parlementaire du Québec est Marie-Claire Kirkland-Casgrain. C'est cette femme qui a permis à ses congénères de pouvoir ouvrir un compte bancaire personnel à leur nom et que leur signature soit reconnue pour conclure un bail. En lisant cet essai, plus je me rends compte que Mme Kirkland-Casgrain, qui disait se sentir une intruse dans ce monde masculin, me permet de mieux comprendre pourquoi elle se disait : je n'ai pas le droit à l'erreur au sein de ce monde de vautours qui me regarde et qui m'épie les moindres gestes que je fais. Elle sentait que l'honneur de toutes les femmes était entre ses mains et qu'elle devait réussir pour permettre aux femmes du futur qui pourront devenir les têtes dirigeantes de pays, de provinces, de territoires, de mairies, etc.
De vouloir avoir plus de femmes au sein des partis politiques, cela avait ses répercussions. Comme les femmes devaient avoir une voix plus légère que leur confrère, elles ne devaient avoir aucun sentiment, doivent être ultra-diplomates, ne pas se prendre pour quelqu'un d'autre, devaient se séparer de leurs familles, laisser leurs enfants auprès de leur conjoint ou de leur grand-parent dans une autre ville sans jamais se plaindre de cette séparation. Quelle pression devait subir ces femmes politiciennes ? La moindre absence ou retard était surveillée, notée et jugée par la gent masculine de l'Assemblée nationale du Québec comme un manque de professionnalisme, d'être irresponsable, de confiance en leurs consœurs qui ont un siège au sein du gouvernement.
Jocelyne Richer souligne que malgré les décennies qui nous séparent de l'élection de la première femme à l'Assemblée nationale du Québec, que nous soyons en quasi-parité entre les femmes et les hommes. Les élues en poste aujourd'hui, elles ressentent et se sentent dans la même situation que les pionnières politiciennes québécoises, même si la société politique québécoise est considérée celle des plus progressistes aujourd'hui.
Cet essai est comme une prise de parole de l'ancienne correspondante et journaliste retraitée. Elle a mené des enquêtes auprès de plusieurs femmes de la politique québécoise. Cet essai est un beau reflet de ce tableau robuste, étoffé et véridique qu'elle nous offre dans ce livre. Son essai est très bien documenté, elle trace la vie dans les coulisses du parlement. Elle dénote qu'avec son questionnaire de plusieurs questions, les ex-élues et élues ont toutes souligné le malaise des femmes. Elles illustrent bien les hauts et les bas de la vie politique au féminin.
Résumé :
Est-ce que la politique québécoise demeure un monde d'hommes ? Ou bien est-ce que les femmes, de plus en plus nombreuses à l'Assemblée nationale, y ont enfin trouvé leur place ? Qu'est-ce que les femmes politiques ont à dire sur le sujet ? La journaliste Jocelyne Richer a cherché à obtenir des réponses à ces questions en offrant une tribune à des dizaines d'élues et d'ex-élues. Sans filtre et loin des lignes de presse, elles ont accepté de partager leur vécu de femmes dans un univers qu'elles décrivent souvent comme étant conçu par des hommes, pour des hommes. Encore aujourd'hui, combien d'élues se sentent exclues des lieux de pouvoir, combien ont l'impression que leur compétence et leur crédibilité sont constamment remises en question ? Combien sont persuadées qu'elles n'ont pas droit à l'erreur et qu'elles seront toujours traitées plus durement que leurs collègues masculins ? Leur malaise devait être nommé, leur parole libérée. Plus qu'un simple état des lieux, l'ouvrage explore le rapport ambigu des femmes au pouvoir, offrant une réflexion sur la condition féminine dans l'arène politique.
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