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*Merci aux Éditions de l'Apothéose ainsi qu'à Distribulivre, pour ce service de presse*
-Éternité, deuil périnatal
-Élizabeth Gagné
-Éditions de l'Apothéose via Distribulivre
-60 pages
-Autobiographie, deuil, grossesse, interruption de grossesse
Le commentaire de Lynda :
Un tout petit livre, mais une lecture qui fait mal, mais qui aussi donne plein d'espoir.
Pour celles qui ont déjà vécu cette perte, cette lecture va vous rappeler plein de choses.
Elizabeth Gagné a perdu son bébé, la grossesse s'arrête à 31 semaines, le cœur a tout simplement arrêter de battre, oui tout simplement, mais voilà que ça change tout.
L'auteure nous raconte en toute sincérité, comment on vit le deuil dans cette situation. Comment on réagit quand le médecin annonce que le bébé est parti, il est décédé.
Elle nous fait vivre, à travers ses mots, les émotions, la douleur, les sentiments tellement fort que malgré le peu de pages, à quelques reprises, j'ai versé quelques larmes.
Pour la future maman, c'est un drame assez difficile, je crois que vous pouvez l'imaginer sans problème, mais malheureusement, ce n'est pas tout le monde qui comprend la gravité de ce deuil, parce que oui, c'est un deuil. Ce bébé qu'elle attendait comme bien d'autres futures mamans ont vécus, il est tout simplement mort, il n'y a rien à faire.
Ne pensez pas que cette histoire est triste, oui elle l'est d'une certaine façon, mais c'est aussi un gros message d'espoir, celui d'accompagner d'autres femmes dans leur deuil et leur douleur.
Je peux dire que ce petit livre aura touché mon cœur, beaucoup plus fort que je m'y attendais.
Résumé :
« Le cœur du bébé ne bat plus », réussis-je à articuler au bout du combiné, noyée par le flot de sanglots. Une quinzaine de minutes séparaient mon conjoint de la clinique. Pourtant, perdue et solitaire dans l’immensité de ma douleur, le temps semblait s’être arrêté.
Je n’osais toucher mon abdomen, ni même le regarder. J’alternais entre le dégoût envers ce petit être en décomposition à l’intérieur de moi et la honte d’entretenir de telles pensées. Subtilement, mon propre corps commençait à m’écœurer, m’apparaissant comme un habitat impropre, malsain, impur à la vie.
J’espérais silencieusement pouvoir accoucher dans les plus brefs délais. Je croyais à tort pouvoir mettre un terme à ce cauchemar par la délivrance de cette petite dépouille. Ce minuscule cadavre dont j’avais la pressante envie de soustraire à mon corps.
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