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*Je tiens à remercier Les Éditions Nota Bene et Le Groupe Nota Bene pour ce service de presse*
-Histoire de Laure
-Mélanie Beauchemin
-Les Éditions Nota Bene, Collection Penser avec les mains
-540 pages
-Recueil de poésie, histoires de vie, pensées
Le commentaire de Martine :
Une présentation spéciale pour une biographie ou un récit de vie. Laure a vingt ans, elle est une femme qui porte en elle quelques blessures, tout en ayant gardé une naïveté, mais une insouciance. Les relations avec les hommes sont un peu teintées par ses traits de sa personnalité, elle devient une amante pour un homme dur et sadique, puis d'un historien et militant, pour finir dans les bras d'un auteur sans pudeur. Laure se convainc qu'elle est la seule à qui le silence peut se rompre si elle le désire. Elle est une femme torturée par ces années de débauche auprès de ces hommes où elle cherche un amour qui va lui coûter cher, car les obligations et les contraintes de l'époque de l'entre-deux-guerres où les gens qui vivent dans une société blessée, résiliente et se rebâtissent de nouveaux repères.
Cette histoire de vie est remarquablement puissante, la plume de Mélanie Beauchemin est imagée, honnête et sincère. Le plus percutant est les déboires de la souffrance humaine, l'aspect de la santé mentale par des manipulateurs sous-couvertures comme la religion, la mentalité conservatrice, les chocs des valeurs que Mélanie Beauchemin vient adoucir et apaiser avec sa poésie. Elle apporte de la nuance et de la clarté sur les états d'âme des personnages, ainsi que la conscientisation des facultés mentales que les êtres humains ont développées.
Une lecture agréable qui ne peut être traitée comme n'importe quel recueil de poésie, par sa mise en pages, par son déroulement qui permet de s'adapter rapidement lorsque les thèmes abordés comme la force féminine, la marginalité, l'histoire, etc. Pour ma part, je relève l'importance de la signature de l'auteure qui démontre un contrôle remarquable lors du mariage entre la douleur et la douceur qui nous amènent à l'intérieur de la pensée et dans les débats internes qui torturent Laure.
Résumé :
Tremblante contre les parois invisibles du monde, Laure partage la chair meurtrie de l’insolence folle des vingt ans. Amante, autrefois d’un médecin sadique (Eduard Trautner), hier d’un historien et militant politique (Boris Souvarine), dans les dernières années d’un écrivain débauché (Georges Bataille), Laure vit à bride abattue avec la certitude de crever le silence. C’est au prix d’un corps déchiré, trituré – et à ce prix seulement – que s’éveillent chez elle les gestes imprévisibles d’un chaos, qui la préserve de toutes les attaques de l’ignorance. En totale discordance avec les obligations conservatrices de l’entre-deux guerres, Laure expose par écrit et par la virulence des sens une révolution contre elle-même. Elle s’y perd sans nul regret. Comment pourrait-elle renier cette masse d’affronts sans cesse renouvelée, ces liaisons inespérées de se faire entendre au milieu du vide ? Comment éviter qu’on la confonde avec Colette Peignot – son identité effacée, embourgeoisée, qu’elle met toutes ses forces à dénoncer et à combattre ? Ce livre est hurlement. Il s’inscrit dans le vertige insistant des désirs qui traquent partout, et en toute occasion, le refus, le flou, l’antithèse de vivre. Un cri échappé d’une bouche emmurée, entendu à la lisière de la mort, celle-là même qui épiera Laure à l’ombre dure de la tuberculose jusqu’à son décès prématuré, à l’âge de 35 ans.
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